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Le musée de l'artillerie de Draguignan


Historiquement, le musée de l’artillerie est le digne représentant d’un héritage des plus anciens, remontant au 17e siècle. En 1685 il parait important de conserver le patrimoine représenté par des armes techniquement évoluées. En effet, à la différence des unités d’infanterie, dont le commandement s’achètent à l’époque, l’artillerie ne peut être mise sur pied et commandée qu’après une formation technique importante des hommes. Louis Crevant, duc d’Humières, alors maréchal de France et Grand Maitre de l’artillerie du royaume créé un conservatoire des armes françaises à l’arsenal de Paris. Dans ce but, une collection est constituée et sert à instruire les artilleurs. Elle prend ensuite de l’ampleur au fil des années.
 
En 1793, la majeure partie de la collection est soustraite au pillage de la Révolution française. Puis en 1796, le Comité de l’artillerie obteint du Directoire le regroupement de la collection du conservatoire et de celles des arsenaux de province à Saint-Thomas d’Aquin, à Paris. Au 19e siècle l’ensemble est transféré aux Invalides où est créé un musée, devenant celui de l’armée en 1905.
 
Parallèlement à cette institution, la formation des artilleurs est effectuée par l’école de l’artillerie, créée en 1791 à Châlons-sur-Marne, puis transférée à Metz, jusqu’en 1870 lorsque la région est rattachée à l’Allemagne. Le centre de formation migre alors à Fontainebleau, puis lors de l’invasion allemande de 1940, elle déménage dans un premier temps en zone libre à Nîmes jusqu’en 1942 puis à Cherchell en Algérie de 1942 à 1945.
 
A la fin du second conflit mondial, l’école est déplacée à Idar Oberstein en Allemagne dans d’anciens locaux militaires allemands avant d’être rapatriée à Châlons-sur-Marne en 1960. Enfin, elle est transférée à Draguignan en 1970, où l’on décide de son regroupement avec le musée du canon et des artilleurs, inauguré en 1982. L’objectif ést alors d’utiliser la collection pour la formation des élèves, et le musée est donc à l’origine surtout visité par des militaires.
 
Placé sous tutelle du Ministère de la Défense, il prend le statut de « Musée de France » en 2006, et entre dans le patrimoine du ministère de la culture. Une rénovation profonde est engagée, afin de parfaire la mise en valeur de sa formidable collection, accompagnée de la professionnalisation des conservateurs. Cette rénovation représente un bouleversement radical, car, en fonction de la fin de la conscription et outre sa fonction de formation des artilleurs, le musée de l’artillerie se veut à partir de cette période une institution de société, d’ethnologie et d’Histoire.
 
Le nombre de visiteurs annuels grimpe alors rapidement, passant de six à sept mille il y a une dizaine d’années à plus de vingt mille de nos jours. Il progresse chaque année. Cette évolution démontre le succès de la nouvelle orientation vers le grand public. Il est ainsi devenu le troisième musée varois visité. Les maîtres mots sont aujourd’hui conserver, étudier, et communiquer. Six mille de ces visiteurs sont des enfants scolarisés, car depuis 2003, un rapprochement à été mis en place entre le musée et l’Education nationale. L’exposition est également renforcée d’une bibliothèque de 40.000 ouvrages, accessibles à tous, et l’institution est soutenue par l’association des amis de l’Artillerie. Dans certaines conditions, certains objets exposés peuvent être prêtés.
 
Ce nouvel objectif est également assuré par des expositions temporaires dont les thèmes sont aussi divers que variés. La dernière en date, consacrée aux « animaux dans la guerre » à permis au musée d’attirer 700 visiteurs supplémentaires en 2012. L’année 2013 sera celle des grands changements, avec une muséographie et un parcours nouveau. Son organisation entrainera donc une fermeture exceptionnelle du 2 mars au 2 juillet 2013 inclus. 2014 sera ensuite l’occasion de deux expositions basées pour l’une sur le centenaire du Premier Conflit Mondial et pour la seconde du septentenaire de la libération de la France.
 
La visite du musée, au delà d'une présentatin très complète de l'histoire de l'arme, est un véritable voyage dans le temps sur sept sciècles. Les canons cotoient les uniformes, les accessoires et les documents. Un détour incontournable pour tous les amateurs d'Histoire, fort bien situé dans la superbe région varoise.


Le musée accueille ses visiteurs du dimanche au mercredi, de 09h00 à 12h00 puis de 13h30 à 17h30. Des ouvertures exceptionnelles pour des expositions temporaires sont signalées dans la presse locale et régionale. Fermeture annuelle du 15 décembre au 15 janvier.
 
Musée de l'Artillerie
Quartier Bonaparte
Avenue de la Grande Armée
BP 400
83007 Draguignan Cedex
 
Téléphone : 04.83.08.13.85  ou  13.86
Fax : 04.83.08.13.86
Courriel : musee.artillerie@worldonline.fr
 
http://artillerie-patrimoine.over-blog.com/

http://musee.artillerie.asso.fr/


 
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